Expéditions commerciales électroniques à volume élevé

Prévoyez le temps nécessaire, transmettez les données requises et respectez les exigences de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) en matière d’importation pour faciliter et accélérer le traitement des expéditions commerciales électroniques.

Les marchandises commerciales et non commerciales (occasionnelles ou personnelles) peuvent arriver au Canada à bord d’un moyen de transport commercial. Il faut tenir compte de certaines différences selon les marchandises que vous importez.

Les expéditions à volume élevé doivent suivre tous les processus et procédures existants de l’ASFC, y compris la fourniture des données sur le fret et de la facture pour chaque commande.

Cette section ne traite pas des restrictions particulières qui s’appliquent aux expéditions importées dans le cadre du Programme des messageries d’expéditions de faible valeur (EFV).

Avant d’arriver à la frontière

Le traitement sans heurt commence avant l’arrivée de votre expédition à la frontière.

Connaître les exigences douanières

Les agents des services frontaliers ne dédouaneront pas les expéditions sans disposer des renseignements complets et exacts sur le fret et la déclaration en détail. Vous devez fournir à l’ASFC les données liées au programme Information préalable sur les expéditions commerciales (IPEC)/Manifeste électronique, ainsi qu’aux autres ministères.

Avant de vous préparer à importer vos marchandises au Canada, lisez ce qui suit :

Pour en savoir plus sur les permis, les certificats et les inspections dont vous pourriez avoir besoin pour importer vos marchandises au Canada, lisez ce qui suit :

Se préparer pour assurer l’efficacité de l’examen et du processus de mainlevée

L’ASFC se réserve le droit d’examiner les expéditions au premier point d’arrivée. Pour assurer la facilité et la rapidité de l’examen et du processus de mainlevée des expéditions à volume élevé transportées par un moyen de transport routier, demandez une mainlevée à partir d’un entrepôt agréé.

Pour la majorité des marchandises, nous pouvons transmettre la confirmation électronique de la mainlevée lorsque votre moyen de transport arrive à un entrepôt agréé. L’entrepôt agréé peut mettre de côté toutes les marchandises que l’ASFC doit examiner et le reste de l’expédition peut être autorisé pour une livraison immédiate.

Évitez de demander la mainlevée au premier point d’arrivée pour les expéditions à volume élevé. Il faut parfois beaucoup de temps pour localiser une expédition précise aux fins d’examen et cela peut être coûteux pour vous parce que les frais de déchargement routier sont facturés à l’heure. Les moyens de transport doivent être chargés de manière à permettre au conducteur d’accéder facilement à toute expédition à des fins d’examen.

Déclaration des expéditions à volume élevé

Lorsque vous transmettez des renseignements au moyen de l’échange de données informatisé (EDI), prenez des mesures spéciales pour vous assurer que le traitement se déroule sans heurt.

Transmettre l’information le plus tôt possible

Envoyez les données sur le fret, le moyen de transport, le connaissement interne et la mainlevée le plus tôt possible pour accorder suffisamment de temps aux douanes et aux autres ministères pour les examiner avant l’arrivée des expéditions.

Réduire les pressions qui s’exercent sur le système

Dans la mesure du possible, envoyez de gros volumes de données en dehors des heures normales d’ouverture des bureaux et par petits lots. Par exemple, n’envoyez que 250 connaissements internes ou déclarations supplémentaires à des intervalles de 10 minutes.

Exigences et limites de l’échange de données informatisé

Les documents sur les exigences à l’égard des clients du commerce électronique (DECCE) contiennent des renseignements sur les limites des déclarations de documents électroniques, des exigences techniques et des processus approuvés à utiliser pour les options de transmission par échange de données informatisé (EDI).

Le tableau qui suit présente d’importantes limites des déclarations par EDI lors de la transmission d’expéditions à volume élevé. Consultez L’Avis des douanes 20-24, Limites informatiques des déclarations à l’ASFC, pour de plus amples renseignements.

Limites des déclarationsNote de bas de pages 1
Scénario Limites
Lien entre la déclaration intégrée des importations (DII) et le fret Le nombre de numéro de contrôle de fret (NCF) signalés dans une DII ne doit pas dépasser 999
Lien entre la mainlevée contre documentation minimale (MDM) et le fret Le nombre de NCF signalés dans une MDM ne doit pas dépasser 99
Lien entre le moyen de transport routier et le fret Le nombre de NCF signalés dans la déclaration du moyen de transport routier ne doit pas dépasser 1 500
Lien entre le moyen de transport ferroviaire et le fret Le nombre de NCF signalés dans une déclaration du moyen de transport ferroviaire ne doit pas dépasser 2 000
Lien entre le message de fermeture du connaissement interne et le connaissement interne Le nombre de connaissements internes signalés dans un message de fermeture ne doit pas dépasser 999
Lien entre le fret et la déclaration supplémentaire Le nombre de déclarations supplémentaires du fret signalées dans un document de fret ne doit pas dépasser 1 500
Lignes de facture de la DII Le nombre de lignes de facture dans une DII, le système d'examen avant l'arrivée (SEA) ou une MDM ne doit pas dépasser 999 en tout, peu importe le nombre de factures ou la combinaison de factures sur plusieurs lignes dans la transmission

Mainlevée des expéditions à volume élevé

En tant qu’importateur ou propriétaire des marchandises, vous êtes responsable de fournir tous les documents de déclaration en détail relatifs à votre expédition, même si vous utilisez les services d’un mandataire agréé.

Renseignements de la facture pour la mainlevée

Chaque commande en ligne distincte doit renfermer ses propres renseignements de facturation, avec les détails de la transaction, y compris les noms et adresses du vendeur et de l’acheteur. L’ASFC doit déterminer clairement ce qui suit :

Obtenir un numéro d’entreprise

Avant d’importer des marchandises commerciales au Canada, comme entreprise ou particulier, vous devez obtenir un numéro d’entreprise émis par l’Agence du revenu du Canada (ARC) pour un compte d’importation-exportation. Pour en savoir davantage, veuillez consulter la page d’inscription au numéro d’entreprise.

L’importateur ne peut pas être l’entreprise de logistique, le transporteur ou le tiers fournisseur de services participant au transport de l’expédition. Par exemple, un agent d’expédition qui organise le transport peut ne pas s’identifier comme l’importateur des marchandises lorsqu’une autre partie les achète.

Utiliser un numéro d’entreprise d’un courtier en douane

Si vous êtes une entreprise ou un particulier au Canada et que vous souhaitez importer des marchandises par voie électronique à l’occasion, il peut être difficile pour vous d’obtenir un numéro d’entreprise. Ceci peut s’appliquer aux importateurs suivants :

Dans ces cas, vous pouvez utiliser le numéro d’entreprise d’un courtier en douane pour faciliter le dédouanement de vos expéditions. Pour en savoir plus à ce sujet, consultez le Mémorandum D17-1-5, Enregistrement, déclaration en détail et paiement pour les marchandises commerciales

Les courtiers qui utilisent le numéro d’entreprise qui leur a été attribué conformément au Mémorandum D17-1-15 doivent s’assurer d’avoir l’autorisation appropriée (entente de représentation) en place avec l’importateur, ce qui leur permet de faire affaire avec l’ASFC au nom de l’importateur.

Lorsqu’un importateur n’est pas admissible à obtenir son propre numéro d’entreprise (NE), un courtier en douane peut soumettre une transaction de mainlevée unique pour traiter plusieurs expéditions de marchandises occasionnelles commerciales ou non commerciales en utilisant son NE unique respectif.

Le courtier en douane doit fournir les renseignements de la facture pour toutes les transactions connexes qui ont mené à l’importation des marchandises au Canada, y compris le nom et l’adresse de chaque importateur et destinataire de marchandises occasionnelles commerciales ou non commerciales.

Importateurs non résidents

Un importateur non résident (INR)* doit satisfaire à des exigences supplémentaires, à savoir :

Pour savoir comment obtenir l’approbation, consultez le Mémorandum D17-1-21, Conservation des documents au Canada par les importateurs.

* un importateur non résident (INR) est un importateur dont son lieu fixe d’affaires est situé dans un pays autre que le Canada.

Renseignements supplémentaires

Remboursements pour les expéditions à volume élevé

Les « marchandises occasionnelles » sont des marchandises qui ne sont pas destinées à la vente commerciale. Plus précisément, ces marchandises seront assujetties à la TVP ou à la TVH, le cas échéant, ainsi qu’aux droits de douane et à la taxe sur les produits et services (TPS) au moment de leur importation au Canada.

Sous certaines conditions, les importateurs peuvent être admissibles à un remboursement ou à un rajustement des droits et des taxes perçus sur les marchandises non commerciales (occasionnelles) importées au Canada.

Remboursements pour les importations occasionnelles

Les remboursements pour les marchandises non commerciales (occasionnelles) qui font l’objet d’une déclaration en détail à des fins commerciales par un courtier en douane (à titre de mandataire d’un importateur ou d’un propriétaire de marchandises) sont considérés comme des remboursements occasionnels.

Seul le mandataire d’un importateur ou d’un propriétaire de marchandises peut demander un remboursement occasionnel en présentant un formulaire B2G — Demande informelle de rajustement de l’ASFC et les documents à l’appui à l’un des centres de remboursement pour importations occasionnelles de l’ASFC.

Remboursements commerciaux

Les remboursements pour les marchandises non commerciales (occasionnelles) importées à des fins commerciales sous un numéro d’entreprise qui n’appartient pas au propriétaire, à l’importateur ou à son mandataire au Canada (par exemple, un importateur non résident) sont considérés comme des remboursements commerciaux.

Pour demander un remboursement commercial, le titulaire du numéro d’entreprise doit présenter le formulaire B2 — Douanes Canada — Demande de rajustement en utilisant le processus de rajustement commercial.

Remarque : Le processus de rajustement commercial ne permet pas d’émettre un chèque de remboursement pour un crédit de TPS. Le remboursement se fait au moyen d’un crédit de taxe sur les intrants auprès de l’Agence du revenu du Canada.

Renseignements supplémentaires

Liens connexes

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